Vendredi 16 mai 2008
Le 15 Mai il n'y avait pas que les enseignants et le lycéens qui manifestaient, il y avait l'ensemble de la fonction publique. La mauvaise humeur ne relevait pas que des nouveaux programmes, mais aussi des coupes sombres qui s'annoncent dans les différents ministères (dont je rappelle 54 000 emplois à la Défense, entre 2009 et 2014).  Afin de calmer les inquiétudes des fonctionnaires et des militaires, on leur fait valoir que la pyramide des ages est explicite et que le boom des départs en retraite permettra de recaser tous ceux dont les postes seront supprimés. Sauf que, comme tous les ministères sont concernés, compte tenu de l'ampleur des déflations d'emplois (bien au-delà des départs en retraite), tout le monde ne retrouvera pas facilement une place. Et pour faire le vide, le Livre Blanc de la Fonction Publique enfonce le clou. Dès l'instant où le fonctionnaire refusera deux affectations voire des formations visant à le rendre "utilisable": par ici la sortie....
Les medias se sont fait un malin plaisir de fausser les ressorts de cette manifestation dont l'objectif était de marquer l'opposition ds différentes fonctions publiques à voir se mettre en place une Révion Générale des Politiques Publiques , qui a pour prinicipal but de supprimer les postes à statut et à terme les pensions des fonctionnaires du budget. Il ne s'agit pas de s'opposer systématiquement à la réforme, mais aux conditions de mise en oeuvre de celle-ci. Il s'agit aussi de ne pas prendre au pied de la lettre les objectifs affichés, dont on se rend bien compte à l'étude qu'ils sont détournés au profit d'une "simple" économie d'échelle, qui à terme pourrait virer à la catastrophe. Les services de l'état, aussi perfectibles soient-ils, sont d'abord des régulateurs qui garantissent un service rendu équitable à l'ensemble des citoyens, limitant les effets du marché et les excès de la mise en concurrence. Quant à régionaliser encore plus la fonction publique, faudrait-il que les financements suivent, faudrait-il que le mode d'imposition locale change .
Le 22 mai sera à nouveau un jour de protestation pour le maintien des 40 annuités de cotisation. De grâce, que les medias ne le réduise pas à "La SNCF en grève" !
La plupart des organisations syndicales s'insurgent de ce passage à 41 annuités, pour lesquelles le Comité d'Orientation des Retraites (composés de représentants de salariés commede patrons) rappelle qu'il ne permettra pas de faire de grosses économies (gain de 4 milliard d'euros en 12 ans) par rapport au maintien des 40 annuités. En passant, le coût du "paquet fiscal" est de 13 milliards d'euros par an... A ceci s'ajoute, que la recherche de nouveaux financements (revenus non salariés) traînent, traînent, traînent.

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